La parade au filtrage d’internet

L’actualité récente avec les événements des les pays du Maghreb nous montre que les dictatures peuvent recourir au filtrage d’internet afin d’éviter que des informations ne sortent des frontières. Généralement en entend par filtrage le fait de ne pas avoir accès à certains sites comme en Chine où les contenus jugés non appropriés par le régime sont bloqués et donc rendus inaccessibles aux chinois. Avec l’avènement des réseaux sociaux, l’accès à un site extérieur sert également à diffuser de l’information. Ce mode de fonctionnement en multi-paire brouille la donne.

Ainsi en Tunisie ou en Égypte les blocage des sites de réseaux sociaux sont un moyen pour juguler l’expression populaire et l’information qui parvient de ces pays. Cela montre la faiblesse des réseaux sociaux centralisé car il suffit alors de bloquer un seul site pour réussir le blocage. Regardons les différentes options pour contrer ce filtrage qui rappelons le s’il le faut est en toute rigueur contraire au principe d’internet.

La mise en place d’un filtrage la plus simple est basée sur l’adresse DNS de tel ou tel service de réseau social. Ainsi en rentrant l’url du site, l’internaute ne peut accéder au site recherché. La parade est tout aussi simple que la mesure de filtrage. Soit on utilise un serveur DNS hors de la zone d’influence du pays liberticide, soit en utilise l’adresse IP du site et non pas son nom de domaine (exemples). La première solution est toutefois limité par le fait que le serveur DNS lui même peut être bloqué ce qui fera préférer la deuxième solution.

Une étape supplémentaire dans le filtrage est de bloquer l’adresse IP . Dans ce cas le salut passe par l’utilisation d’un proxy hors de la zone d’influence du pays liberticide. Néanmoins le proxy lui-même pourra être bloqué tout comme l’usage  du serveur DNS étranger vue au paragraphe précédent.

L’étape suivante pour réussir à contrer le filtrage quand à la fois les serveurs DNS locaux applique un filtre et que les serveur DNS étrangers sont bloqués, ainsi que les proxy étrangers, est de passer inaperçu. C’est alors que la force des réseaux sociaux ouverts et décentralisés prend toute sa valeur. En effet bloquer Twitter est simple et radical alors que bloquer Status.Net est tout simplement impossible car il faudrait recenser tous les serveur status.net du monde et comme tout le monde peut héberger un serveur Status.Net, cela reviendrait à appliquer non plus un filtre basé sur un liste noire mais sur un liste blanche.

Or peu de pays peuvent se permettre un internet filtré sur liste blanche car ce ne serait plus internet. Or l’usage d’internet est devenu « vital » pour l’économie et combien de régime peuvent recréer un internet local en restant isolé du reste de l’internet mondial ? A part la Chine sans doute aucun, il sera intéressant de voir combien de temps pourra durer le blocus d’internet en Égypte.

L’usage de solution décentralisée pour propager l’information est une moyen d’en permettre la libre circulation.

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