Vive la ligne de commande pour lire les vidéos sur internet

L’essor de la vidéo en streaming est une cause d’engorgement du réseau. La mauvaise solution apportée par les opérateurs d’internet est d’instaurer un péage: qui peut payer pourra voir son traffic vidéo privilégié. Cela est à combattre car allant à l’encontre de la libre circulation des données: internet doit rester agnostique du contenu des paquets qui transitent. Cette libre circulation permet à n’importe qui d’avoir l’audience qu’il merite puisque plus son contenu est intéressant, plus il pourra être consulté sans préjuger de sa capacité financière.

L’engordement du réseau à cause de la vidéo reste néanmoins un problème entier et comme souvent nous avons des oeillères qui nous empêchent de voir la solution. Dans de nombreux cas, le streaming n’est pas une contrainte: le poste client est-il réellement limité en espace de stockage ? Le téléchargement de la vidéo est alors un mode de visualisation qui répond au besoin et évite l’engorgement du réseau en cas de visionnage répété de la même vidéo… Il existe des plugins pour Firefox afin de télécharger les vidéos des sites qui les proposent en streaming pour mieux garder l’utilisateur captif de leur portail. Hier soir pourtant ces plugin montrèrent une faille: impossible de télécharger la vidéo convoitée. Je n’en connais pas la cause mais en passant par le script youtube-dl la vidéo était sur mon disque dur en deux temps trois mouvements via la petite commande suivante:

youtube-dl //www.youtube.com/watch?v=v4yOa3tBrB8

Ce programme mérite à être connu car il permet de s’affranchir de la mise à jour forcée vers les nouvelles versions de flash et d’éviter de cautionner l’usage de javascript propriétaire dans nos navigateurs. La ligne de commande c’est bien !

SlowMovideo pour des ralentis époustouflants

Super Slow Motion Beer Test
Super Slow Motion Beer Test (Photo credit: Nicholas Upton)

Faisant quelques vidéos pour mon club de cerf-volant Cramayailes j’ai bien entendu déjà eu l’envie de faire de jolis ralentis, un peu à la manière des vidéos de promotion d’ une célèbre caméra de sport. Pour cela il faut trivialement enregistrer à un taux d’image très élevé de sorte qu’une lecture au ralenti de soit pas saccadée. Par exemple si on enregistre à 240 images par seconde puis que l’on lit la vidéo en ne faisant défiler que 24 images par seconde, alors on a une vidéo fluide ralentie 10 fois par rapport à l’original. Si l’on a pas un débit original élevé disons 24 images par seconde, alors faire un ralenti simple, disons ne serait-ce que 2 fois plus lent, oblige à ne dérouler plus que 12 images par seconde, produisant un effet de saccade. La solution de la caméra à prise de vue rapide est la plus précise mais oblige à toujours enregistrer en haut débit de défilement pour finalement ne choisir au montage que de prendre certaines scènes au ralenti et de laisser tomber le débit orignal pour les autres scènes en supprimant les images en trop car au final la vidéo ne fera que 24 voire au maximum 60 images secondes.  Quel gâchis….

Le logiciel slowmovideo permet de créer des ralentis fluides à partir d’une séquence vidéo enregistrée en débit normal (par exemple 24 images par seconde). La fluidité est obtenue en interpolant des images intermédiaires afin de garder un débit constant (par exemple un ralenti 2 fois aura toujours 24 images par seconde). C’est une solution logicielles qui crée des images intermédiaires par détection de mouvement de pixel entre 2 images. L’auteur explique cela dans son mémoire.

Le résultat est très probant sur la vidéo suivante où l’on cherche à ralentir une séquence de 6 secondes pour la faire durer environ 20 secondes. Voici la vidéo originale:

Après un passage dans le logiciel Slomovideo on obtient :

Un monde en ligne

L’orientation du monde numérique est d’avoir à sa disposition toute sa vie numérique en tout lieu. Le concept de mobilité est devenue la caractéristique principale de l’informatique. Nous y sommes tellement habitué qu’il nous est pas facile d’imaginer un monde où il faudrait rentrer chez soi consulter son calepin pour y retrouver les coordonnées d’une personne ou bien aller à la bibliothèque pour se renseigner sur la biographie de l’interprète d’une chanson qu’on entend à la radio. De nos jours tout se trouve sur internet.

La mise en ligne d’information touche aussi la sphère privée. Non seulement des données personnelles peuvent se retrouver sur la toile de manière plus ou moins volontaire au grès des informations que chacun renseigne sur les sites web mais aussi des données que l’on met volontairement sur l’internet. Il peut s’agir dans ce cas d’information que l’on souhaite partager avec un groupe restreint comme par exemple des photos de vacances que l’on souhaite partager avec sa famille. Il existe pour cela des services comme flickr qui propose un espace limité aux photos et vidéo auquel on préfèrera l’excellent vox qui propose un hébergement complet : blog, photo, vidéo, audio sans limite de taille totale.

L’exemple de l’album photo en ligne n’est pas le seul à illustrer la virtualisation de notre monde. Les agendas en ligne avec google en est un autre et il est loin de fermer la liste: les services de messagerie instantanée, les webradio, les services bancaires en ligne…