Un environnement de developpement Java: Mise en place de l’intégration continue

Le concept d’intégration continue est central dans l’élaboration d’une Software Factory. En effet la Software Factory prend tout son sens quand il y a plusieurs projets à intégrer. Sans l’intégration continue on ne dispose pas d’un moyen automatisé pour construire les différents projet et s’assurer de la correcte intégration des uns avec les autres… en continue. Un serveur d’intégration continue a donc pour mission de prendre les sources du projet en provenance du gestionnaire de source, de lancer une construction du projet et de mettre à disposition des membres de l’équipe de développement le résultat qui va contenir le statut du build (succès ou échec) ainsi que les artéfacts résultants (binaires, statistiques des builds….).

Plusieurs serveur de sources existent sur la place dont CruiseControl, Hudson et le nouveau Continuum. J’ai choisi ce dernier pour son intégration naturelle avec maven. Nous allons en faire la démonstration.

L’installation de continuum peut se limiter à une simple décompression d’une archive si on emploie la méthode standalone. Il est cependant indispensable que le serveur d’intégration soit automatiquement démarré donc il faudra passer par une étape supplémentaire pour le configurer en service

sudo ln -s /home/thierry/Programmes/apache-continuum-1.2/bin/continuum /etc/init.d/continuum

sudo update-rc.d -n continuum defaults 80

Lancer alors continuum avec

sudo /etc/init.d/continuum start

Continuum se présente comme un application web dont l’url est //localhost:8080/continuum

La première fois où on accède à cette url il faudra choisir le mot de passe administrateur du serveur continuum puis il faudra s’authentifier en tant que administrateur pour pouvoir ajouter d’autres utilisateurs.

Dans le cas de cet article nous allons simplement détailler l’ajout d’un projet.Utiliser le menu Ajouter un projet > projet maven 2 :

.Continuum - Ajout projet maven 2

Comme à ce stade notre Sofware Factory ne dispose pas d’accès HTTP aux sources nous allons sélectionner le pom.xml de notre copie locale du projet. En maven 2, le pom.xml est le fichier unique qui définit les caractéristiques propres d’un projet: son nom, ses dépendances propres, l’url de son dépôt de source…

Pour que continuum trouve le projet dans Subversion nous devons renseigner cette information dans le fichier pom.xml. Voici un exemple de définition de scm.

<scm>
<connection>scm:svn:svn://thierry:thierry@localhost/vroom/trunk</connection>
</scm>

Sauver le fichier pom.xml et commiter dans subversion.

Cliquer ensuite  sur le bouton browse pour choisir le fichier pom.xml

Continuum - Groupe de projet

Après quelque secondes le projet est ajouté dans le groupe par défaut avec la programmation de construction par défaut : toutes les heures.

La configuration de continuum permet de définir plusieurs patrons de construction (build par heure, build journalier), de rassembler les projets dans des groupes de construction (utile pour builder des modules faisants partie d’un projet ou de projets disjoints mais faisant partie d’une suite logicielle), de définir des environnement de constructions différents (o peut avoir sur le même serveur Continuum plusieurs projets utilisant des JDK ou des versions de maven différentes) et enfin les utilisateurs du serveurs peuvent avoirs des rôles et donc des droits différents. Ce paramétrage pourra être détaillé dans un article futur ainsi que le reporting  automatique des builds. Le prochain article traitera de la mise en place du serveur de repository Archiva.

Un environnement de developpement Java: création d’un projet

Les outils qui vont être utilisés sont déjà selectionnés et installés. Nous allons maintenant vérifier que tout fonctionne bien en créant un premier projet. La régle principale que je me fixe quand je dois créer un projet est que l’ensemble de la chaine de production doit être fonctionnelle avant tout développement à proprement parler. Cela siginifie que le dépot de source, le système de build et de reporting doivent être en parfait état de marche.

Dans le cas de notre environnement il s’agit de vérifier que Subversion, le mécanisme de build maven 2  couplé au système d’intégration continue Continuum sont pleinement fonctionnels.

L’installation de Subversion via le gestionnaire de paquet constituent seulement le dépaquetage du logiciel. Il faut encore créer  un “repository” ou dépôt de source puis paramétrer le serveur pour permettre l’accès à ce dépôt en distant. N’oublions pas que nous créons notre environnement de développement dans l’optique d’être un environnement ressemblant le plus possible à celui utilisé dans une équipe de plusieurs personnes. Pour cela nous commençons par créer le dépôt de sources en ouvrant une console et tapant la commande suivante

mkdir /home/thierry/repository/svn/default

Bien entendu vous aller utiliser le chemin qui correspond le mieux à votre besoin. Dans mon cas je veux seulement un repository dans mon répertoire personnel.Puis il faut initialiaser ce dépôt par la command :

svnadmin create /home/thierry/repository/svn/default

Puis il faut paramétrer le démon svnserve pour rendre ce repository accessible en distant. Cela passe par la création d’un fichier de /etc/init.d/svnserve

sudo vim /etc/init.d/svnserve

Voici le contenu du fichier

#!/bin/sh

set -e
if [ -x /usr/bin/svnserve ] ; then
HAVE_SVNSERVE=1
else
echo “Svnserve not installed.”
exit 0
fi

. /lib/lsb/init-functions

case “$1” in
start)
log_action_begin_msg “Starting SVN server”
svnserve -d -r /home/thierry/repository/svn/default
log_action_end_msg $?
;;
stop)
log_action_begin_msg “Stoping SVN server”
start-stop-daemon –stop –exec /usr/bin/svnserve
log_action_end_msg $?
;;
force-reload|restart)
$0 stop
$0 start
;;
*)
echo “Usage: /etc/init.d/svnserve {start|stop|restart|force-reload}”
exit 1
;;
esac

exit 0

Ajouter les droits d’éxécution au script par :

sudo chmod +x /etc/init.d/svnserve

Ce script devra être lancé automatiquement au démarrage de la machine. Nous l’ajoutons aux services de démarrage comme suit:

sudo update-rc.d svnserve defaults

Voilà le serveur de source est presque prêt. Il ne reste que l’étape des droit d’accès. En effet une Software Factory  ne doit pas permettre un accès non contrôlé au dépôt de source. Aller dans le répertoire du repository i.e. /home/thierry/repository/svn/default

repository subversion

Allez ensuite dans le répertoir conf qui contient les fichiers svnserve.conf et passwd. Modifier le fichier svnserve.conf en décommentant les lignes suivantes:

anon-access = read
auth-access = write
password-db = passwd

Cela a pour effet de n’autoriser que les utilisateurs authentifiés à modifier les sources, les autres ayant un accès en lecture seule. L’authentification se fait par le fichier passwd en y mettant des couples login = password comme par exemple :

thierry = thierry

Enfin le serveur de source est prêt. Lancer le par la commande suivante :

sudo /etc/init.d/svnserve start

Le titre de l’article est volontairement non révélateur de son contenu afin de souligner que la création d’un projet nécessite des étapes de préparation préalables. La première étape de la créationde l’environnement de développement est la mise en place du dépôt de source. Mais que l’on se rassure, la création d’un repository ne se fait pas à chaque fois que l’on crée un projet. Le prochain article de la série traitera de la création de l’arborescence du projet et de l’import dans le repository.

Un environnement de developpement Java: création d’un projet

Les outils qui vont être utilisés sont déjà selectionnés et installés. Nous allons maintenant vérifier que tout fonctionne bien en créant un premier projet. La régle principale que je me fixe quand je dois créer un projet est que l’ensemble de la chaine de production doit être fonctionnelle avant tout développement à proprement parler. Cela siginifie que le dépot de source, le système de build et de reporting doivent être en parfait état de marche.

Dans le cas de notre environnement il s’agit de vérifier que Subversion, le mécanisme de build maven 2  couplé au système d’intégration continue Continuum sont pleinement fonctionnels.

L’installation de Subversion via le gestionnaire de paquet constituent seulement le dépaquetage du logiciel. Il faut encore créer  un “repository” ou dépôt de source puis paramétrer le serveur pour permettre l’accès à ce dépôt en distant. N’oublions pas que nous créons notre environnement de développement dans l’optique d’être un environnement ressemblant le plus possible à celui utilisé dans une équipe de plusieurs personnes. Pour cela nous commençons par créer le dépôt de sources en ouvrant une console et tapant la commande suivante

mkdir /home/thierry/repository/svn/default

Bien entendu vous aller utiliser le chemin qui correspond le mieux à votre besoin. Dans mon cas je veux seulement un repository dans mon répertoire personnel.Puis il faut initialiaser ce dépôt par la command :

svnadmin create /home/thierry/repository/svn/default

Puis il faut paramétrer le démon svnserve pour rendre ce repository accessible en distant. Cela passe par la création d’un fichier de /etc/init.d/svnserve

sudo vim /etc/init.d/svnserve

Voici le contenu du fichier

#!/bin/sh

set -e
if [ -x /usr/bin/svnserve ] ; then
HAVE_SVNSERVE=1
else
echo “Svnserve not installed.”
exit 0
fi

. /lib/lsb/init-functions

case “$1” in
start)
log_action_begin_msg “Starting SVN server”
svnserve -d -r /home/thierry/repository/svn/default
log_action_end_msg $?
;;
stop)
log_action_begin_msg “Stoping SVN server”
start-stop-daemon –stop –exec /usr/bin/svnserve
log_action_end_msg $?
;;
force-reload|restart)
$0 stop
$0 start
;;
*)
echo “Usage: /etc/init.d/svnserve {start|stop|restart|force-reload}”
exit 1
;;
esac

exit 0

Ajouter les droits d’éxécution au script par :

sudo chmod +x /etc/init.d/svnserve

Ce script devra être lancé automatiquement au démarrage de la machine. Nous l’ajoutons aux services de démarrage comme suit:

sudo update-rc.d svnserve defaults

Voilà le serveur de source est presque prêt. Il ne reste que l’étape des droit d’accès. En effet une Software Factory  ne doit pas permettre un accès non contrôlé au dépôt de source. Aller dans le répertoire du repository i.e. /home/thierry/repository/svn/default

repository subversion

Allez ensuite dans le répertoir conf qui contient les fichiers svnserve.conf et passwd. Modifier le fichier svnserve.conf en décommentant les lignes suivantes:

anon-access = read
auth-access = write
password-db = passwd

Cela a pour effet de n’autoriser que les utilisateurs authentifiés à modifier les sources, les autres ayant un accès en lecture seule. L’authentification se fait par le fichier passwd en y mettant des couples login = password comme par exemple :

thierry = thierry

Enfin le serveur de source est prêt. Lancer le par la commande suivante :

sudo /etc/init.d/svnserve start

Le titre de l’article est volontairement non révélateur de son contenu afin de souligner que la création d’un projet nécessite des étapes de préparation préalables. La première étape de la créationde l’environnement de développement est la mise en place du dépôt de source. Mais que l’on se rassure, la création d’un repository ne se fait pas à chaque fois que l’on crée un projet. Le prochain article de la série traitera de la création de l’arborescence du projet et de l’import dans le repository.

Ubuntu pour développer en Java ?

Cette distribution linux rendue célèbre en 2006 par son interface graphique sexy 3D offre l’avantage d’être orientée utilisateur : une installation simple, des logiciels complets et un support des codec non libres. Ubuntu une distribution parfaite pour qui souhaite quitter Windows pour Linux.

Aujourd’hui  la toute dernière version 8.04 offre un support complet pour le développement Java. Le dépôt de paquet contient les outils nécessaires. En premier lieu le JDK 5 et 6 peut être obtenu directement à partir du gestionnaire de paquet. L’éditeur Java de référence, celui de Sun, est également disponible : Netbean 6. Enfin l’outil de build incontournable pour avoir des projets modulaires, Maven 2, est aussi présent.

netbeans.1209841312.pngmaven2.1209841298.pngjdk.1209841286.png

Cela constitue un confort appréciable pour peu que les mises à jour soient régulières et n’oblige pas à revenir à la méthode manuelle qui reste toujours possible si le besoin est d’avoir plusieurs versions des applications en même temps ou des versions spécifiques mais n’enlève en rien l’intérêt d’un support natif des outils de développement Java.

Ubuntu pour développer en Java ?

Cette distribution linux rendue célèbre en 2006 par son interface graphique sexy 3D offre l’avantage d’être orientée utilisateur : une installation simple, des logiciels complets et un support des codec non libres. Ubuntu une distribution parfaite pour qui souhaite quitter Windows pour Linux.

Aujourd’hui  la toute dernière version 8.04 offre un support complet pour le développement Java. Le dépôt de paquet contient les outils nécessaires. En premier lieu le JDK 5 et 6 peut être obtenu directement à partir du gestionnaire de paquet. L’éditeur Java de référence, celui de Sun, est également disponible : Netbean 6. Enfin l’outil de build incontournable pour avoir des projets modulaires, Maven 2, est aussi présent.

netbeans.1209841312.pngmaven2.1209841298.pngjdk.1209841286.png

Cela constitue un confort appréciable pour peu que les mises à jour soient régulières et n’oblige pas à revenir à la méthode manuelle qui reste toujours possible si le besoin est d’avoir plusieurs versions des applications en même temps ou des versions spécifiques mais n’enlève en rien l’intérêt d’un support natif des outils de développement Java.