Un environnement de developpement Java: Création de l’arborescence du projet

Le gestionnaire de source installé et paramétré, il est maintenant possible d’y importer la première mouture de l’arborescence du projet. Il s’agit de l’étape sine-qua-none d’un développement distribué et multi-utilisateur. Comme nous utilisons un gestionnaire de source gérant le renommage et le déplacement de fichier, il n’est pas nécessaire d’avoir la structure de répertoire définitive. Il suffit d’ajouter au repository une structure fonctionnel c’est-à-dire qui compile au moins et nous pourrons toujours la modifier par la suite.

Nous adoptons l’arborescence de projet définie par Maven 2 et l”DE utilisé Netbeans, va nous simplifier la tâche en nous apportant une intégration poussée avec Maven. Pour cela aller dans le menu Tools > plugin puis l’onglet Available Plugins. Sélectionner Maven puis cliquer sur Installer.

Netbeans > Menu Tools > PLugin Ajout duplugin Maven

Le plugin maven permet d’ajouter dans Netbeans des menus pour lancer des goals maven et une intégration poussée des concepts de Maven dans les fenêtres d’éditions.

La création d’un projet Maven dans Netbeans est alors très simplifiée. Aller dans le menu File > New Project puis choisir la catégorie Maven et le type Maven Project. Cela donne accès à une liste d’archetype c’est-à-dire de modèle de projet Maven. Il en existe de trés nombreux et le chargement de cette liste est un peu long  la première fois qu’on l’utilise (En effet sont contenu est rapatrié depuis internet). Pour les besoins de l’article nous allons simplement choisir Maven Quickstart Archetype. Il permet de créer un projet qui génère un jar. Il en existe de beaucoup plus complexe et Maven nous  permet d’en créer nous même afin de répondre à tous les besoins. Le dernier écran permet de renseigner les informations primordiales du nouveau projet: nom, paquet, version.

Fênetre de création de projet de Netbeans Fenêtre de selection de l'archetype utilisé dans la création de projet Maven Fenetre de personnalisation du projet qui va être créé par un archetype Maven

La création du projet va prendre quelque seconde la première fois que vous utilisez cette fonction. En effet le principe de maven est de ne pas inclure les dépendances d’un projet. L’éxecution de l’archétype pour le création d’un projet est un cas particulier de build maven. Les dépendances sont donc téléchargées depuis le repository central de Maven. Ce téléchargement n’interviendra qu’une seule fois et les dépendances seront conservées dans le repository maven 2 du plugin Netbeans i.e. quelque part dans les fichiers internes de Netbeans.

Voici un exemple de log d’éxecution quand il n’est pas nécessaire de résoudre par internet les dépendances manquantes:

Scanning for projects…
project-execute
Setting property: classpath.resource.loader.class => ‘org.codehaus.plexus.velocity.ContextClassLoaderResourceLoader’.
Setting property: velocimacro.messages.on => ‘false’.
Setting property: resource.loader => ‘classpath’.
Setting property: resource.manager.logwhenfound => ‘false’.
**************************************************************
Starting Jakarta Velocity v1.4
RuntimeInstance initializing.
Default Properties File: org/apache/velocity/runtime/defaults/velocity.properties
Default ResourceManager initializing. (class org.apache.velocity.runtime.resource.ResourceManagerImpl)
Resource Loader Instantiated: org.codehaus.plexus.velocity.ContextClassLoaderResourceLoader
ClasspathResourceLoader : initialization starting.
ClasspathResourceLoader : initialization complete.
ResourceCache : initialized. (class org.apache.velocity.runtime.resource.ResourceCacheImpl)
Default ResourceManager initialization complete.
Loaded System Directive: org.apache.velocity.runtime.directive.Literal
Loaded System Directive: org.apache.velocity.runtime.directive.Macro
Loaded System Directive: org.apache.velocity.runtime.directive.Parse
Loaded System Directive: org.apache.velocity.runtime.directive.Include
Loaded System Directive: org.apache.velocity.runtime.directive.Foreach
Created: 20 parsers.
Velocimacro : initialization starting.
Velocimacro : adding VMs from VM library template : VM_global_library.vm
[ERROR]ResourceManager : unable to find resource ‘VM_global_library.vm’ in any resource loader.
Velocimacro : error using  VM library template VM_global_library.vm : org.apache.velocity.exception.ResourceNotFoundException: Unable to find resource ‘VM_global_library.vm’
Velocimacro :  VM library template macro registration complete.
Velocimacro : allowInline = true : VMs can be defined inline in templates
Velocimacro : allowInlineToOverride = false : VMs defined inline may NOT replace previous VM definitions
Velocimacro : allowInlineLocal = false : VMs defined inline will be  global in scope if allowed.
Velocimacro : initialization complete.
Velocity successfully started.
[archetype:create]
—————————————————————————-
Using following parameters for creating Archetype: maven-archetype-quickstart:1.0
—————————————————————————-
Parameter: groupId, Value: net.bressure
Parameter: packageName, Value: net.bressure.vroom
Parameter: package, Value: net.bressure.vroom
Parameter: artifactId, Value: vroom
Parameter: basedir, Value: /home/thierry/NetBeansProjects
Parameter: version, Value: 1.0-SNAPSHOT
********************* End of debug info from resources from generated POM ***********************
Archetype created in dir: /home/thierry/NetBeansProjects/vroom
————————————————————————
BUILD SUCCESSFUL
————————————————————————
Total time: < 1 second
Finished at: Mon Oct 06 12:50:15 CEST 2008
Final Memory: 66M/69M
————————————————————————

Le projet qui vien d’être créé est compilable et comporte déjà les prémices de l’atelier de développement Java agile. Le build du projet passe par une phase d’éxécution des tests unitaires. Voici un exemple de sortie en faisant un clic-droit sur le projet et sélectionnant build :

Scanning for projects…
project-execute
[#process-resources]
[resources:resources]
Using default encoding to copy filtered resources.
[#compile]
[compiler:compile]
Nothing to compile – all classes are up to date
[#process-test-resources]
[resources:testResources]
Using default encoding to copy filtered resources.
[#test-compile]
[compiler:testCompile]
Nothing to compile – all classes are up to date
[#test]
[surefire:test]
Surefire report directory: /home/thierry/NetBeansProjects/vroom/target/surefire-reports
——————————————————-
T E S T S
——————————————————-
Running net.bressure.vroom.AppTest
Results :
[#package]
[jar:jar]
[#install]
[install:install]
Installing /home/thierry/NetBeansProjects/vroom/target/vroom-1.0-SNAPSHOT.jar to /home/thierry/.m2/repository/net/bressure/vroom/1.0-SNAPSHOT/vroom-1.0-SNAPSHOT.jar
————————————————————————
BUILD SUCCESSFUL
————————————————————————
Total time: 1 second
Finished at: Mon Oct 06 16:23:49 CEST 2008
Final Memory: 18M/56M
————————————————————————

Un projet qui build est un projet qui doit être partagé. Nous allons importer dans le repository l’arborescence du projet. Pour ce faire Netbeans s’interface avec Subversion à merveille. Sur le projet utiliser un clic droit > Versionning > Import to Subversion Repository pour accéder à la fenêtre de dialogue pour choisir l’emplacement sur le serveur subversion.

Nebeans Menu d'import de nouveau sources dans Subversion Netbeans Dialogue d'import de sources dans subversion

L’url à renseignée est de la forme svn://<serveur>/<projet>/trunk et dans le cas de l’article cela donne svn://localhost/vroom/trunk

Dans la boite de dialogue suivante supprimer le dernier répertoire pour ne garder que <projet>/trunk

Le trunk final est important car cela respecte l’arborescence classique des projets sous Subversion. Le trunk est l’équivalent de la HEAD sous CVS.

Nous avons créé un projet maven 2 en utilisant un archétype. Le projet est disponible dans le référentiel de source Subversion. La prochaine étape va être la mise en place de l’intégration continue.

Un environnement de developpement Java: Création de l’arborescence du projet

Le gestionnaire de source installé et paramétré, il est maintenant possible d’y importer la première mouture de l’arborescence du projet. Il s’agit de l’étape sine-qua-none d’un développement distribué et multi-utilisateur. Comme nous utilisons un gestionnaire de source gérant le renommage et le déplacement de fichier, il n’est pas nécessaire d’avoir la structure de répertoire définitive. Il suffit d’ajouter au repository une structure fonctionnel c’est-à-dire qui compile au moins et nous pourrons toujours la modifier par la suite.

Nous adoptons l’arborescence de projet définie par Maven 2 et l”DE utilisé Netbeans, va nous simplifier la tâche en nous apportant une intégration poussée avec Maven. Pour cela aller dans le menu Tools > plugin puis l’onglet Available Plugins. Sélectionner Maven puis cliquer sur Installer.

Netbeans > Menu Tools > PLugin Ajout duplugin Maven

Le plugin maven permet d’ajouter dans Netbeans des menus pour lancer des goals maven et une intégration poussée des concepts de Maven dans les fenêtres d’éditions.

La création d’un projet Maven dans Netbeans est alors très simplifiée. Aller dans le menu File > New Project puis choisir la catégorie Maven et le type Maven Project. Cela donne accès à une liste d’archetype c’est-à-dire de modèle de projet Maven. Il en existe de trés nombreux et le chargement de cette liste est un peu long  la première fois qu’on l’utilise (En effet sont contenu est rapatrié depuis internet). Pour les besoins de l’article nous allons simplement choisir Maven Quickstart Archetype. Il permet de créer un projet qui génère un jar. Il en existe de beaucoup plus complexe et Maven nous  permet d’en créer nous même afin de répondre à tous les besoins. Le dernier écran permet de renseigner les informations primordiales du nouveau projet: nom, paquet, version.

Fênetre de création de projet de Netbeans Fenêtre de selection de l'archetype utilisé dans la création de projet Maven Fenetre de personnalisation du projet qui va être créé par un archetype Maven

La création du projet va prendre quelque seconde la première fois que vous utilisez cette fonction. En effet le principe de maven est de ne pas inclure les dépendances d’un projet. L’éxecution de l’archétype pour le création d’un projet est un cas particulier de build maven. Les dépendances sont donc téléchargées depuis le repository central de Maven. Ce téléchargement n’interviendra qu’une seule fois et les dépendances seront conservées dans le repository maven 2 du plugin Netbeans i.e. quelque part dans les fichiers internes de Netbeans.

Voici un exemple de log d’éxecution quand il n’est pas nécessaire de résoudre par internet les dépendances manquantes:

Scanning for projects…
project-execute
Setting property: classpath.resource.loader.class => ‘org.codehaus.plexus.velocity.ContextClassLoaderResourceLoader’.
Setting property: velocimacro.messages.on => ‘false’.
Setting property: resource.loader => ‘classpath’.
Setting property: resource.manager.logwhenfound => ‘false’.
**************************************************************
Starting Jakarta Velocity v1.4
RuntimeInstance initializing.
Default Properties File: org/apache/velocity/runtime/defaults/velocity.properties
Default ResourceManager initializing. (class org.apache.velocity.runtime.resource.ResourceManagerImpl)
Resource Loader Instantiated: org.codehaus.plexus.velocity.ContextClassLoaderResourceLoader
ClasspathResourceLoader : initialization starting.
ClasspathResourceLoader : initialization complete.
ResourceCache : initialized. (class org.apache.velocity.runtime.resource.ResourceCacheImpl)
Default ResourceManager initialization complete.
Loaded System Directive: org.apache.velocity.runtime.directive.Literal
Loaded System Directive: org.apache.velocity.runtime.directive.Macro
Loaded System Directive: org.apache.velocity.runtime.directive.Parse
Loaded System Directive: org.apache.velocity.runtime.directive.Include
Loaded System Directive: org.apache.velocity.runtime.directive.Foreach
Created: 20 parsers.
Velocimacro : initialization starting.
Velocimacro : adding VMs from VM library template : VM_global_library.vm
[ERROR]ResourceManager : unable to find resource ‘VM_global_library.vm’ in any resource loader.
Velocimacro : error using  VM library template VM_global_library.vm : org.apache.velocity.exception.ResourceNotFoundException: Unable to find resource ‘VM_global_library.vm’
Velocimacro :  VM library template macro registration complete.
Velocimacro : allowInline = true : VMs can be defined inline in templates
Velocimacro : allowInlineToOverride = false : VMs defined inline may NOT replace previous VM definitions
Velocimacro : allowInlineLocal = false : VMs defined inline will be  global in scope if allowed.
Velocimacro : initialization complete.
Velocity successfully started.
[archetype:create]
—————————————————————————-
Using following parameters for creating Archetype: maven-archetype-quickstart:1.0
—————————————————————————-
Parameter: groupId, Value: net.bressure
Parameter: packageName, Value: net.bressure.vroom
Parameter: package, Value: net.bressure.vroom
Parameter: artifactId, Value: vroom
Parameter: basedir, Value: /home/thierry/NetBeansProjects
Parameter: version, Value: 1.0-SNAPSHOT
********************* End of debug info from resources from generated POM ***********************
Archetype created in dir: /home/thierry/NetBeansProjects/vroom
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BUILD SUCCESSFUL
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Total time: < 1 second
Finished at: Mon Oct 06 12:50:15 CEST 2008
Final Memory: 66M/69M
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Le projet qui vien d’être créé est compilable et comporte déjà les prémices de l’atelier de développement Java agile. Le build du projet passe par une phase d’éxécution des tests unitaires. Voici un exemple de sortie en faisant un clic-droit sur le projet et sélectionnant build :

Scanning for projects…
project-execute
[#process-resources]
[resources:resources]
Using default encoding to copy filtered resources.
[#compile]
[compiler:compile]
Nothing to compile – all classes are up to date
[#process-test-resources]
[resources:testResources]
Using default encoding to copy filtered resources.
[#test-compile]
[compiler:testCompile]
Nothing to compile – all classes are up to date
[#test]
[surefire:test]
Surefire report directory: /home/thierry/NetBeansProjects/vroom/target/surefire-reports
——————————————————-
T E S T S
——————————————————-
Running net.bressure.vroom.AppTest
Results :
[#package]
[jar:jar]
[#install]
[install:install]
Installing /home/thierry/NetBeansProjects/vroom/target/vroom-1.0-SNAPSHOT.jar to /home/thierry/.m2/repository/net/bressure/vroom/1.0-SNAPSHOT/vroom-1.0-SNAPSHOT.jar
————————————————————————
BUILD SUCCESSFUL
————————————————————————
Total time: 1 second
Finished at: Mon Oct 06 16:23:49 CEST 2008
Final Memory: 18M/56M
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Un projet qui build est un projet qui doit être partagé. Nous allons importer dans le repository l’arborescence du projet. Pour ce faire Netbeans s’interface avec Subversion à merveille. Sur le projet utiliser un clic droit > Versionning > Import to Subversion Repository pour accéder à la fenêtre de dialogue pour choisir l’emplacement sur le serveur subversion.

Nebeans Menu d'import de nouveau sources dans Subversion Netbeans Dialogue d'import de sources dans subversion

L’url à renseignée est de la forme svn://<serveur>/<projet>/trunk et dans le cas de l’article cela donne svn://localhost/vroom/trunk

Dans la boite de dialogue suivante supprimer le dernier répertoire pour ne garder que <projet>/trunk

Le trunk final est important car cela respecte l’arborescence classique des projets sous Subversion. Le trunk est l’équivalent de la HEAD sous CVS.

Nous avons créé un projet maven 2 en utilisant un archétype. Le projet est disponible dans le référentiel de source Subversion. La prochaine étape va être la mise en place de l’intégration continue.

Un environnement de developpement Java: création d’un projet

Les outils qui vont être utilisés sont déjà selectionnés et installés. Nous allons maintenant vérifier que tout fonctionne bien en créant un premier projet. La régle principale que je me fixe quand je dois créer un projet est que l’ensemble de la chaine de production doit être fonctionnelle avant tout développement à proprement parler. Cela siginifie que le dépot de source, le système de build et de reporting doivent être en parfait état de marche.

Dans le cas de notre environnement il s’agit de vérifier que Subversion, le mécanisme de build maven 2  couplé au système d’intégration continue Continuum sont pleinement fonctionnels.

L’installation de Subversion via le gestionnaire de paquet constituent seulement le dépaquetage du logiciel. Il faut encore créer  un “repository” ou dépôt de source puis paramétrer le serveur pour permettre l’accès à ce dépôt en distant. N’oublions pas que nous créons notre environnement de développement dans l’optique d’être un environnement ressemblant le plus possible à celui utilisé dans une équipe de plusieurs personnes. Pour cela nous commençons par créer le dépôt de sources en ouvrant une console et tapant la commande suivante

mkdir /home/thierry/repository/svn/default

Bien entendu vous aller utiliser le chemin qui correspond le mieux à votre besoin. Dans mon cas je veux seulement un repository dans mon répertoire personnel.Puis il faut initialiaser ce dépôt par la command :

svnadmin create /home/thierry/repository/svn/default

Puis il faut paramétrer le démon svnserve pour rendre ce repository accessible en distant. Cela passe par la création d’un fichier de /etc/init.d/svnserve

sudo vim /etc/init.d/svnserve

Voici le contenu du fichier

#!/bin/sh

set -e
if [ -x /usr/bin/svnserve ] ; then
HAVE_SVNSERVE=1
else
echo “Svnserve not installed.”
exit 0
fi

. /lib/lsb/init-functions

case “$1” in
start)
log_action_begin_msg “Starting SVN server”
svnserve -d -r /home/thierry/repository/svn/default
log_action_end_msg $?
;;
stop)
log_action_begin_msg “Stoping SVN server”
start-stop-daemon –stop –exec /usr/bin/svnserve
log_action_end_msg $?
;;
force-reload|restart)
$0 stop
$0 start
;;
*)
echo “Usage: /etc/init.d/svnserve {start|stop|restart|force-reload}”
exit 1
;;
esac

exit 0

Ajouter les droits d’éxécution au script par :

sudo chmod +x /etc/init.d/svnserve

Ce script devra être lancé automatiquement au démarrage de la machine. Nous l’ajoutons aux services de démarrage comme suit:

sudo update-rc.d svnserve defaults

Voilà le serveur de source est presque prêt. Il ne reste que l’étape des droit d’accès. En effet une Software Factory  ne doit pas permettre un accès non contrôlé au dépôt de source. Aller dans le répertoire du repository i.e. /home/thierry/repository/svn/default

repository subversion

Allez ensuite dans le répertoir conf qui contient les fichiers svnserve.conf et passwd. Modifier le fichier svnserve.conf en décommentant les lignes suivantes:

anon-access = read
auth-access = write
password-db = passwd

Cela a pour effet de n’autoriser que les utilisateurs authentifiés à modifier les sources, les autres ayant un accès en lecture seule. L’authentification se fait par le fichier passwd en y mettant des couples login = password comme par exemple :

thierry = thierry

Enfin le serveur de source est prêt. Lancer le par la commande suivante :

sudo /etc/init.d/svnserve start

Le titre de l’article est volontairement non révélateur de son contenu afin de souligner que la création d’un projet nécessite des étapes de préparation préalables. La première étape de la créationde l’environnement de développement est la mise en place du dépôt de source. Mais que l’on se rassure, la création d’un repository ne se fait pas à chaque fois que l’on crée un projet. Le prochain article de la série traitera de la création de l’arborescence du projet et de l’import dans le repository.

Un environnement de developpement Java: création d’un projet

Les outils qui vont être utilisés sont déjà selectionnés et installés. Nous allons maintenant vérifier que tout fonctionne bien en créant un premier projet. La régle principale que je me fixe quand je dois créer un projet est que l’ensemble de la chaine de production doit être fonctionnelle avant tout développement à proprement parler. Cela siginifie que le dépot de source, le système de build et de reporting doivent être en parfait état de marche.

Dans le cas de notre environnement il s’agit de vérifier que Subversion, le mécanisme de build maven 2  couplé au système d’intégration continue Continuum sont pleinement fonctionnels.

L’installation de Subversion via le gestionnaire de paquet constituent seulement le dépaquetage du logiciel. Il faut encore créer  un “repository” ou dépôt de source puis paramétrer le serveur pour permettre l’accès à ce dépôt en distant. N’oublions pas que nous créons notre environnement de développement dans l’optique d’être un environnement ressemblant le plus possible à celui utilisé dans une équipe de plusieurs personnes. Pour cela nous commençons par créer le dépôt de sources en ouvrant une console et tapant la commande suivante

mkdir /home/thierry/repository/svn/default

Bien entendu vous aller utiliser le chemin qui correspond le mieux à votre besoin. Dans mon cas je veux seulement un repository dans mon répertoire personnel.Puis il faut initialiaser ce dépôt par la command :

svnadmin create /home/thierry/repository/svn/default

Puis il faut paramétrer le démon svnserve pour rendre ce repository accessible en distant. Cela passe par la création d’un fichier de /etc/init.d/svnserve

sudo vim /etc/init.d/svnserve

Voici le contenu du fichier

#!/bin/sh

set -e
if [ -x /usr/bin/svnserve ] ; then
HAVE_SVNSERVE=1
else
echo “Svnserve not installed.”
exit 0
fi

. /lib/lsb/init-functions

case “$1” in
start)
log_action_begin_msg “Starting SVN server”
svnserve -d -r /home/thierry/repository/svn/default
log_action_end_msg $?
;;
stop)
log_action_begin_msg “Stoping SVN server”
start-stop-daemon –stop –exec /usr/bin/svnserve
log_action_end_msg $?
;;
force-reload|restart)
$0 stop
$0 start
;;
*)
echo “Usage: /etc/init.d/svnserve {start|stop|restart|force-reload}”
exit 1
;;
esac

exit 0

Ajouter les droits d’éxécution au script par :

sudo chmod +x /etc/init.d/svnserve

Ce script devra être lancé automatiquement au démarrage de la machine. Nous l’ajoutons aux services de démarrage comme suit:

sudo update-rc.d svnserve defaults

Voilà le serveur de source est presque prêt. Il ne reste que l’étape des droit d’accès. En effet une Software Factory  ne doit pas permettre un accès non contrôlé au dépôt de source. Aller dans le répertoire du repository i.e. /home/thierry/repository/svn/default

repository subversion

Allez ensuite dans le répertoir conf qui contient les fichiers svnserve.conf et passwd. Modifier le fichier svnserve.conf en décommentant les lignes suivantes:

anon-access = read
auth-access = write
password-db = passwd

Cela a pour effet de n’autoriser que les utilisateurs authentifiés à modifier les sources, les autres ayant un accès en lecture seule. L’authentification se fait par le fichier passwd en y mettant des couples login = password comme par exemple :

thierry = thierry

Enfin le serveur de source est prêt. Lancer le par la commande suivante :

sudo /etc/init.d/svnserve start

Le titre de l’article est volontairement non révélateur de son contenu afin de souligner que la création d’un projet nécessite des étapes de préparation préalables. La première étape de la créationde l’environnement de développement est la mise en place du dépôt de source. Mais que l’on se rassure, la création d’un repository ne se fait pas à chaque fois que l’on crée un projet. Le prochain article de la série traitera de la création de l’arborescence du projet et de l’import dans le repository.

Ubuntu 8.10 et Wifi

La version 8.10 arrive à la fin du mois mais je n’ai pas résisté à l’envie d’essayer le version béta sortie il y a à peine 2 jours. Les versions “béta” ne sont pas de toute stabilité et son installation en mise à jour à simplement échoué sur mon ordinateur de bureau. Ceci étant, ce n’est pas bien grave car la 8.10 est attendue par tous les utilisateurs du Wifi sur ordinateur portable avec impatience.

Je confirme donc que le 8.10 apporte bien un support amélioré du Wifi. Testée sur un portable Core 2 Duo donc avec du Wifi Intel, le support des réseaux ad-hoc est enfin complet. Je veux dire par complet qu’il est maintenant possible de se connecter à un réseau ad-hoc existant depuis l’applet Network-Manager. Par ailleurs, le port Ethernet et le port Wifi sont activés et utilisables simultanément.

Le support du Wifi ad-hoc n’est pourtant pas un cas d’utilisation courant car la plupart du temps on utilise le wifi en se connectant à une borne qui est un routeur (mode infrastructure). Mais il y a un cas particulier très attendu des possesseur de forfait DATA illimité sur leur téléphone 3G/Wifi. En effet la liaison Wifi est bien plus pratique que le cable USB et plus rapide que le bluetooth. Avec un logiciel comme JoikuSpot qui transforme le téléphone en un point d’accès adhoc, il est désormais possible de partager le forfait du télépéhone avec un ordinateur portable donc l’ergonomie est bien meilleur pour une utilisation courante du web.

Bien-sûr si le forfait DATA que vous avez souscrit avec votre opérateur est limité au web (http/https et pour une utilisation uniquement sur votre mobile, vous rencontrerez des limitations. Pour l’accès web cette limitation est hélas impossible à contourner. Par contre la limitatio à un usage depuis le mobile est facilement contournable en modifiant l’user-agent de votre navigateur sur l’ordinateur portable. Pour Firefox cela passe par l’installtion du module complémentaire “User agent switcher”. Voici un exemple de user-agent pour simuler un Nokia N95

User-agent : Mozilla/5.0 (SymbianOS/9.2; U; Series60/3.1 NokiaN95/10.0.010; Profile/MIDP-2.0 Configuration/CLDC-1.1)

Un environnement de developpement Java

J’ai eu envie de faire un petit développement personnel en Java et comme j’avais réinstallé mon ordinateur, je devais refaire mon environnement depuis le début. Ce n’est d’ailleurs pas un si grand mal et l’exercice serait même intéressant car il arrive que nous devions le faire quand par exemple une défaillance de notre IDE survient comme un crash d’Eclipse réduisant à néant la configuration du workspace.

En partant d’une distribution classique Ubuntu 64 bit avec les dépôts officiels, peut-on monter un environnement de développement Java ? Est-il nécessaire d’installer des logiciels manuellement et donc maintenir par soi-même les mise-à-jour ? Est-ce que l’installation est accessible ou nécessite-t-elle une équipe système ? Pour réponde à ces questions il faut commencer par définir ce dont nous avons besoin.

Le système d’exploitation est un Linux abordable: Ubuntu. Nous supposons qu’il est déjà installé et fonctionnel. C’est une supposition très raisonnable. A partir de là il nous faut obtenir un environnement de développement Java complet comprenant :

  • un outils de modélisation
  • un éditeur de source
  • un compilateur
  • un outils de versionnage
  • un outils d’intégration continue

L’outil de modélisation sera bien pratique pour les phases préliminaires avant tout codage et devra permettre au moins la génération de code. L’opération inverse sera aussi utile car une fois emporté dans le code on risque bien d’oublier l’architecture générale et voire même la galvauder dans notre élan. Nous pouvons soit opter pour outils dédié  comme BOUML ou bien se contenter des fonctions UML de l’IDE. LEs 2 IDE open-source majeurs propose de l’UML.

L’IDE doit permettre d’écrire du code, d’apporter la coloration syntaxique, l’assistance à la frappe, le debogguage et le support de plusieurs JVM. L’IDE ne doit pas nous enfermé dans un système propriétaire de build et devra donc s’interfacer simplement avec notre outil de build préféré : Maven. Nous porterons notre choix sur Netbeans dont l’offre “packagée” estplus complète que Eclipse et mieux adapté que ce dernier pour une utilisation avec Maven.  La version 6.0 est installable directement depuis Ubuntu en utilisant Synaptic. Il faudra ajouter les plugins Subversion, Maven et UML pour completer l’installation de base. Cela ce fait directement depuis l’ID.

La partie compilateur dans le cas de java se compose du JDK  qui est l’ensemble des outils pour compiler et debugger des programmes écrit en Java. Le JDK contient aussi un JRE qui permet d’éxécuter les programmes Java. C’est le point de départ de notre environnement. Les dépots officiels d’Ubuntu propose OpenJDK 1.6 donc son installation se fera le plus simplement du monde via le gestionnaire de paquet Synaptic.

L’outils de versionnage devra permettre un refactoring constant du code et devra gérer le renommage les déplacements de fichiers sans perte d’historique sans avoir recours à l’administration du serveur. On choisira naturellement subversion dont l’installation est possible depuis les dépôt Ubuntu.

L’intégration continue est une pratique obligatoire dans les projets nécessitant plusieurs développeurs ou plusieurs module devant être assemblés. Cependant même dans le cas d’un seul développeur il aura besoin de découper le projet en modules qui devront être assemblés. Un outils permettant d’assurer le que l’ensemble “fonctionnent” correctement est nécessaire. Afin de simplifier l’intégration nous allons choisir Continuum qui se marie à merveille avec Maven. Son installation se fera manuellement en décompressant l’archive trouvé sur le site officiel de continuum

Enfin pour terminer la liste des outils nous mentionnerons l’outils de build maven qui est avec l’intégration continue les éléments le splus importants de l’environnement de developpement d’un point de vue structurel. Nous allons installer maven par le biais de Synaptic. Pour simplifier et offrir une évolutivité maximal dans l’utilisation de maven nous allons utiliser le gestionnaire de repository Apache Archiva

Maintenant que tout est installé, il faut s’assurer que tout fonctionne bien ensemble. Pour cela l’article suivant traitera de la création initiale du projet.

Etes-vous agile ?

Les méthodes de développements sont assez nombreuses et vont de la classique méthode du cycle en V aux méthodes dites agiles en passant par une étrange mais néanmoins utilisée méthode dite “pas de méthode”. Bien-sûr le dégrée de maturité de l’organisation conditionne la méthode utilisée. Il est courant donc de voir des organisations de très petites tailles, dont le cÅ“ur de métier n’est pas le développement de logiciel, opter pour l’étrange méthode avec un succès qui dépend uniquement de la capacité du responsable à gérer sans méthodes son activité. Il est étonnant de constater que cela marche… parfois. Il suffit simplement d’avoir confiance en l’extraordinaire faculté d’adaptation de celui qui dispose d’une bonne volonté à gérer le désordre. Au contraire une organisation plus mature dont le but est le développement de logiciel aura sans doute adopté une méthode : cycle en V pour certaines ou méthodes itératives pour d’autres mais avec toujours un penchant pour la mise en place de processus écrasant pour le développeur.

Qu’est-ce que l’agilité ? L’agilité est la faculté de pouvoir s’adapter en changeant rapidement d’orientation, de position afin de répondre plus rapidement au besoin du milieu. Les informaticiens de la nouvelle génération c’est-à-dire ceux qui sont arrivés sur le marché après 2000 sont assez au courant des méthodes agiles mais sont souvent contraints d’appliquer les méthodes que leur organisation aura mis du temps à éprouver.  Cela ne veut pas dire que le choix d’une méthode ou l’autre est le simple fait de la génération car si les méthodes agiles paraissent modernes, il ne s’agit rien d’autre que la formulation de principes issus  du bon sens et de l’expérience acquise par la pratique de développeurs chevronnés durant les années 90. L’agilité semble aujourd’hui être de plus en plus utilisée comme une évidences qui s’impose.

Quelles sont les raisons de cette adoptions ? La difficulté de prendre en compte les modifications de spécification en cours de projet quand sont utilisées des méthodes à effet tunnel. La difficulté de détecter les incompréhensions des développeurs à cause de l’effet tunnel. A ces raisons parmi d’autres visant directement la réussite du projet , s’ajoute de véritables raisons sociologiques. Ce qui est frappant des les méthodes agiles, notamment XP, c’est la mise au centre du développeur qui avait peu à peu pris une place d’éxécutant dans le processus de plus en plus complexe et encadré de la production de logiciel. C’est d’ailleur un des arguments des détracteurs des méthodes agiles qui disent que c’est la méthode des nostalgiques du temps de l’informaticien dans sa tour d’ivoir. C’est un argument simpliste car les méthodes agiles au contraires rapproche le développeur de l’utilisateur et visent améliorer l’adéquation entre le besoin et le logiciel, la perception de l’avancement et l’état réel de l’avancement. Les méthodes agiles sont des méthodes pragmatiques et efficaces car elles partent d’une approche “down-top” et non pas “top-down”.

Nous abordons alors un point très controversé dans notre culture française. En effet le système français globale est organisé autour de l’élite. Nous avons un système politique et éducatif qui prône l’élitisme c’est-à-dire la mise en avant des individus plus par l’origine corporatiste que par la démonstration de compétences dans un domaine donnée. Mais cette tendance est d’ailleur en train de changer comme le montre l’exemple de l’actuel président qui n’est pas sorti de l’ENA. Si dans la politique on assiste à une “américanisation”, il est intéressant de remarquer que ce n’est que la consécration d’un mouvement général qui touche aussi le monde de l’informatique dans sa dimension “sociologique”. Il est en effet remarquable de voir comment les méthodes agiles commencent à faire leur chemin en plaçant la compétence première de l’informaticien au centre du processus de production de logiciel. Il est en effet plus facile de contrôler une machine quand on est à l’intérieure de celle-ci.

L’agilité en informatique relève d’une culture particulière des individus, qui je pense, ne se décrète pas. Est-ce que cela s’apprend-t-il ? Peut-être. L’informaticien agile est réaliste, courageux, honnête et possède un certain sens de la qualité de travail. Ce sont là des qualificatifs que l’on attribuerait volontiers à un amoureux de son métier, à un simple travailleur de la base… Le concept de méthode agiles dans son côté très pratique serait-il à rapprocher de celui de la lutte syndicale… L’idée m’effleure souvent. Prenons l’exemple de la charge de travail. En méthodologie agile, on admet que le développeur doit conserver un rythme de travail régulier et ne jamais recourir aux heures supplémentaires pour satisfaire au délai. Si un dépassement survient, on enlève des fonctionnalité pour tenir le délai. C’est une gestion résolument tournée vers le bien être de l’individu.

Je pense que c’est la dimension sociologique des méthodes agiles qui freine leur adoption dans les organisations. L’évangéliste doit alors appliquer une conduite au changement à une population d’informaticien du “middle au top management”. Cette population est souvent culturellement non ouverte aux méthodes agiles. L’évangéliste doit alors user de tout son pouvoir de démonstration et de persuasion pour parvenir à ces fins. Et vous, êtes vous agiles ?


Victime du système de télétransmission de la sécurité sociale

Tout informaticien qui se respecte a au moins une fois dans sa vie eu une attitude méprisante envers le profane qui se retrouve victime du méchant système informatique. Nous autres informaticien avons tendance à croire que les programmes que nous faisons sont parfaits et que seule la mauvaise intervention de l’utilisateur est la cause des problèmes. La réalité est tout autre.

En effet les systèmes deviennent de plus en plus complexes et sont inter-connectés. Il en va de même des processus. Prenez l’exemple du système de télé-transmission de la sécurité sociale. A priori c’est un système pratique qui évite à l’assuré d’avoir à envoyer à sa mutuelle des demande de remboursement. Cela fonctionne à priori bien mais que se passe-t-il au cas limites ? Que se passe-t-il quand on change de département et d’organisme complémentaire ? Que se passe-t-il quand par une intervention divine l’usager ne peut plus se faire rembourser à cause d’un “bug” du système ?

Le système de télé-transmission présente à mon sens des failles d’ordre structurel. En effet ce sont les organisme complémentaires qui viennent se greffer sur le système de la caisse primaire et qui décide d’enregistrer ou de supprimer un bénéficiaire pour la télé-transmission. La caisse primaire est un simple exécutant. Lorsque par malheur un bénéficiaire se retrouve avec 2 mutuelles dans les fichiers de la sécurité sociale, le système se bloque: aucune mutuelle ne veut plus rembourser. L’usager est alors invité à se rapprocher de la caisse primaire qui même si elle est le conservateur de l’information refusera sur demande de l’usager la suppression des “mutuelles parasites”. C’est un comble l’usager paye il doit avoir le pouvoir!

La procédure pour s’en sortir est de présenter à la sécurité sociale les certificats de radiation des mutuelles ce qui prouve bien que se sont les mutuelles qui ont le pouvoir d’empêcher par parasitage le remboursement de l’usager. Le processus normal du point de vue de l’usager payeur c’est que l’usager et lui seul doit pouvoir sur simple demande autoriser et associer une mutuelle à un bénéficiaire. Or le processus exclut totalement l’usager qui se retrouve à quémander la normalisation d’une situation dont il n’est pas responsable et pourtant dont il paye les frais ou plutôt dont on ne le rembourse pas.

Ce cas présenté montre à quel point la mise en place de système informatique soit disant pour le bien être de l’usager, se heurte à la limite inéluctable de la finitude de l’homme et de son esprit. Tout système informatique trouvant sa limite, l’usager c’est-à-dire l’homme devrait toujours rester le maître. Avis donc aux informaticiens: quand vous rencontrez un utilisateur qui se plaint du système, mettez vous à sa place car c’est pour lui que vous travaillez.

Victime du système de télétransmission de la sécurité sociale

Tout informaticien qui se respecte a au moins une fois dans sa vie eu une attitude méprisante envers le profane qui se retrouve victime du méchant système informatique. Nous autres informaticien avons tendance à croire que les programmes que nous faisons sont parfaits et que seule la mauvaise intervention de l’utilisateur est la cause des problèmes. La réalité est tout autre.

En effet les systèmes deviennent de plus en plus complexes et sont inter-connectés. Il en va de même des processus. Prenez l’exemple du système de télé-transmission de la sécurité sociale. A priori c’est un système pratique qui évite à l’assuré d’avoir à envoyer à sa mutuelle des demande de remboursement. Cela fonctionne à priori bien mais que se passe-t-il au cas limites ? Que se passe-t-il quand on change de département et d’organisme complémentaire ? Que se passe-t-il quand par une intervention divine l’usager ne peut plus se faire rembourser à cause d’un “bug” du système ?

Le système de télé-transmission présente à mon sens des failles d’ordre structurel. En effet ce sont les organisme complémentaires qui viennent se greffer sur le système de la caisse primaire et qui décide d’enregistrer ou de supprimer un bénéficiaire pour la télé-transmission. La caisse primaire est un simple exécutant. Lorsque par malheur un bénéficiaire se retrouve avec 2 mutuelles dans les fichiers de la sécurité sociale, le système se bloque: aucune mutuelle ne veut plus rembourser. L’usager est alors invité à se rapprocher de la caisse primaire qui même si elle est le conservateur de l’information refusera sur demande de l’usager la suppression des “mutuelles parasites”. C’est un comble l’usager paye il doit avoir le pouvoir!

La procédure pour s’en sortir est de présenter à la sécurité sociale les certificats de radiation des mutuelles ce qui prouve bien que se sont les mutuelles qui ont le pouvoir d’empêcher par parasitage le remboursement de l’usager. Le processus normal du point de vue de l’usager payeur c’est que l’usager et lui seul doit pouvoir sur simple demande autoriser et associer une mutuelle à un bénéficiaire. Or le processus exclut totalement l’usager qui se retrouve à quémander la normalisation d’une situation dont il n’est pas responsable et pourtant dont il paye les frais ou plutôt dont on ne le rembourse pas.

Ce cas présenté montre à quel point la mise en place de système informatique soit disant pour le bien être de l’usager, se heurte à la limite inéluctable de la finitude de l’homme et de son esprit. Tout système informatique trouvant sa limite, l’usager c’est-à-dire l’homme devrait toujours rester le maître. Avis donc aux informaticiens: quand vous rencontrez un utilisateur qui se plaint du système, mettez vous à sa place car c’est pour lui que vous travaillez.

Solution propriétaire dans l’atelier de production logicielle Java

Il est courant de faire l’éloge des outils open source dans l’atelier de production logicielle au travers de Maven ou Eclipse, mais est-ce par idéologie ou par raison économique ou bien par réel intérêt ? N’existe-t-il pas des cas où les solutions propriétaires constituent un alternative judicieuse ?

Nous entendons par atelier de production logiciel ou usine de production logiciel, l’ensemble des composants techniques et processus permettant de réaliser le logiciel. Cela va des outils de spécification, de modélisation aux outils de contrôle de la qualité en passant par les outils de développement. Il est indéniable que là où se battaient pléthore éditeurs comme Symantec ou Borland, ne subsiste aujourd’hui qu’un ou deux acteurs commerciaux tel que IBM tellement les solutions open source sont devenues  légions. Mais derrière cette percée de l’open source il se cache peut-être une disparité de l’offre.

Nous pouvons distinguer plusieurs domaines suivant l’usage de l’outil en commençant par la phase de conception et de spécification. Les AGL (Atelier de Génie Logiciel) sont un domaine où l’open source est très peu présent et ne peut rivaliser avec les offres payantes. Les fonctions de round-trip (aller-retour entre le code et le modèle) ainsi que la prise en charge de technologie d’implémentation (EJB, Webservice) sont l’apanache des solutions propriétaires payantes. Au contraire le domaine des outils de build et les IDE sont le terrain de jeux de l’open-source. Le système de build Ant est devenu le standard à l’intérieur de nombreux IDE, même propriétaires. Mais aujourd’hui ce système de build est vieillissant et sera supplanté par Maven dont les principaux IDE commencent à s’accommoder et il n’est pas nécessaire de s’appesentir sur la “part de marché” d’Eclipse dans les IDE. Enfin l’autre bout du spectre, celui du contrôle de la qualité au travers des outils d’intégration continue et de tests automatiques est mitigé. L’intégration continue est un concept avancé du génie logiciel que les éditeurs n’ont pas encore exploité laissant le champ libre à l’open source avec CruiseControl par exemple. A l’inverse le concept de test d’intégration est très industrialisé les éditeurs sont présents avec par exemple TestDirector.

Finalement c’est la partie centrale constituée du developpement et un peu de la phase suivante que l’open source occupe réellement dans l’atelier de production logiciel. La présence de brique propriétaire est donc encore nécessaire.

Cette situation va-t-elle évolué ? Pour les idéalistes de l’open source il serait de bon ton que les récents efforts pour intégrer des fonctionnalité UML directement aux IDE se poursuivent a l’instar de Netbeans . Ainsi la première phase de l’atelier sera conquise. Reste à savoir si le phase d’intégration évoluera vers une prise en charge complète par l’open source. Je tiens le pari que oui. L’histoire a montré que la valeur ajoutée de l’informatique s’est déplacée du matériel au logiciel et aujourd’hui elle se déplace du logiciel au service. Les éditeurs de logiciels non personnalisés que ce soit des logiciels outils ou pas sont bien concurrencés par l’open source comme le montre OpenOffice. Les éditeurs de logiciel devront faire du sur-mesure ou offrir du service d’expertise. Les raisons pour lesquels cette évolution me semble inéluctable est que la pression sur les coûts pousse à une rationalisation des dépenses. L’entreprise préfère utiliser chaque euro du budget du projet dans la création de fonctionnalité à valeur ajoutée donc la pression sur les coûts des outils fait tourner l’entreprise vers des solutions open-source gratuites. Cela réduit les revenus des éditeurs d’outils propriétaires qui pour assurer leur rentabilité ont tendance à réutiliser des solutions open-source maquillées dans leur produit.